{module Tucson 2015}

 

Il n’y a que les nostalgiques pour croire que Tucson est tout d’abord consacrée à la minéralogie. C’était vrai dans les années 1950. Actuellement la grande majorité des activités, près de 90% des lieux, sont centrées sur la gemmologie, i. e. les pierres plus ou moins précieuses. Le show « haut de gamme » est l’AGTA au convention center. Réservé aux professionnels, c’est là que l’on voit les rubis, saphir, émeraudes et autres chrysobéryls de masse imposante (plus de 5 carats) ainsi que des gemmes peu connues en France comme les tourmalines Paraiba ou les grossulaires tsavorites.

 

 

Chaque année, à l’occasion d’AGTA, le GIA (Gemological Association of America) présente ses activité et divers travaux. Cette année, il y avait la reconstitution probable du Cullinam. C’est le plus grand diamant connu. Ou plutôt le plus grand diamant « gemme » connu. On ne peut que s’attrister en pensant à tous les grands diamants peu ou pas gemmes qui ont été détruits (cette année un cristal de près de 7 cm, non gemme a circulé). La Smithsonian Institution quant à elle, présente les donations de l’année. Elles feraient la joie de n’importe quel musée au monde. Ce qui n’empêche pas les conservateurs de ce musée de se plaindre de ne pas avoir assez de fonds pour acheter !

 

Le deuxième show de gemmologie est le GJX. L’ambiance est nettement plus décontractée et parfois folklorique. C’est là que l’on trouve des gemmes inhabituelles, et des nouveautés. Les pays du Sud Est africain (Tanzanie, Kenya, Mozambique, Zambie), s’imposent de plus en plus comme sources majeures de gemmes.


 

 

 

 

Pour les minéralogiste, la cerise sur le gâteau à la crème de la crème est le show du Westward Look qui démarre le vendredi. Bien sûr, les top acheteurs avaient le droit à des private views la veille. Il y avait peu de chambres ouvertes ce jour-là. On y trouvait déjà des minéraux hors norme comme l’illustrent les photographies suivantes.

 

 

La reprise des activités minières à Panasqueira (Portugal) depuis quelques temps commence à porter ses fruits comme en témoignent ces deux apatites.

  

 

Le numéro spécial du Mineralogical Record sur la mine de tourmaline de Pederneira, a pour ainsi dire relancé l’intérêt des collectionneurs. L’un des plus beaux (et plus restaurés) groupe de cristaux qui peinait à être vendue a enfin trouvé preneur pour une somme à 7 chiffres tout de même. Il en a été de même pour une émeraude de 8 cm de longueur pour un diamètre de 5 cm associée à des petits cristaux de calcite. Toujours dans la même chambre on a admirer une petite tanzanite de belle couleur (mais mal photographiée, avec mes excuses) et une autre géante (18 cm!).

 

 

Une très belle aigue-marine.

 

Toujours dans la même chambre, un lot intéressant de tourmalines de Malkhan (Krasnyi Chikoy, kraï de Transbaïkalie, Sibérie de l’Est, Russie) ainsi que des minéraux variés de haut niveau.


 

 

 

 

Le Westward look: la suite et quelques vues d’ensemble

 

Une nouvelle chambre : celle de Wayne Thomson, célèbre pour sesgrandes découvertes. Actuellement , il présente chaque année quelques dizaines de spécimens, pas plus, mais de très haute qualité.


 

La chambre de Rob Lawinsky avec beaucoup de minéraux variés

 

La chambre de Collector’s Edge avec des tourmalines de Malkhan nettement mieux « nettoyées » que celles vues à l’hôtel Tucson City Center. Et des dioptases récoltées en Namibie par cette entreprise qui s’est fait connaître par ses travaux dans la mine de rhodochrosite de Sweet Home. Dans une autre chambre, une petite bournonite des Malines qui démontre que la minéralogie française n’est pas oubliée.

 

Quelques autres minéraux : une azurite de Sepon (Laos), un ancien béryl bidouillé (« a fake ») que le propriétaire n’a pas voulu transformé en « minéral restauré » et un bel ensemble avec un céquoidonc : le minéral en bas à gauche (la réponse est écrite en petit).


 

 

 

Le Westward Lookl: les à-côtés


Chaque année il y a une exposition de prestige. Cette année Raquel Alonso-Perz a apporté un échantillonnage de la collection d’Harvard (Massachusetts) dont elle est « curator ».

 

 

 

 

Harvard la suite

 

Une party, où était convié tout le gotha de la minéralogie, présentait la bourse de Chenzhou qui prend de plus en plus d’ampleur.

 

 

Il n’y a pas que les minéraux dans la vie : couché de soleil vu du Wesward Look.

 

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Après les grands hôtels et autres expositions de prestige, il y a plusieurs dizaines de lieux de ventes où parfois se trouvent les (très) bonnes mais aussi (très) rares affaires. Il faut prévoir beaucoup de patience et de bonnes chaussures. Une règle veut que l’on commence par les grossistes (wholesalers). Les entrepôts ne paient pas de mines mais c’est là que se trouvent les bonnes affaires lorsqu’il y a des  découvertes importantes. Souvenons-nous des incroyables wulfenites en prismes d’Ojuela (Mapimi, Mexique) ou des calcites « papillon » de Patoni (Mexique). Le principal grossiste est « top gems ». Malheureusement cette année n’a pas livré d’heureuses surprise.

 

 La minéralogie indienne est bien représenté par l’entrepôt de « Superb Minerals » qui depuis plus d’une décennie tient un rôle de leader avec des prix qui ne sont pas toujours très démocratiques.

 

Cette année a livré de belles scolecites de faciès différents : soit en grands cristaux, soit en cristaux fins.

 

Il y avait en outre de belles apophyllites vertes sur stilbite, une calcite en crosse étonnantes et un lot de cavansites d’une qualité moindres que ce que l’on a connu une décennie avant. Et les pièces géantes (métriques) qui sont une spécialité de la maison.

 

A proximité de Superb Minerals, le Market Place est un marché sous tentes où l’on trouve du matériel malgache, péruvien, indien et des roches décoratives d’Australie. Le long de la highway 10, il y a un alignement d’hôtels et de parkings transformés en foire de vente. La série commence avec le Quality Inn, qui est l’ancien Travelodge, un lieu mythique de la minéralogie jusqu’aux années 1990. Il est consacré maintenant autant aux minéraux qu’aux pierres décoratives. On y trouve des sources de minéraux péruviens, malgaches, sud africains et mexicains. Cette année il y avait des scorodites en cristaux centimétriques avec des enduits de segnitite (un arséniate de plomb et de fer) d’Ojuela (Mapimi). Les prix demandés étaient élevés pour des pièce sombres, ternes et peu colorées.

 

 

Vient ensuite le Riverpark qui était l’ancien Sheraton, l’hôtel le plus luxueux et prestigieux jusqu’au début des années 1990. Depuis une vingtaine d’années, il est devenu le lieu où l’on trouve des pierres brutes pour la bijouterie et des tentes de grossistes.

 

Depuis quelques années la minéralogie y renaît dans une annexe où se regroupent les « international fine mineral dealers ». On y trouve quelques étoiles montantes de minéralogie qui malheureusement pour ce compte –rendu vendent rapidement et précocement leur minéraux. On y a vu de beaux ou intéressants minéraux du Pakistan comme une curieuse danburite jaune associée à une tourmaline.

 

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